Quel est mon parcours spirituel ?

Lettre ouverte à mes amis : Ou comment j’ai rencontré Dieu…

Portrait                              Je suis né en 1942 à Bègles en Gironde dans une famille de petit artisan-commerçant comprenant 6 enfants (4 filles et 2 garçons). J’ai eu une vie familiale assez agitée car les disputes étaient fréquentes entre les parents, et cela m’a beaucoup affecté tant sur mon émotivité que sur ma santé. Heureusement étant le plus petit, l’affection que je recevais de toute cette grande famille arrivait à compenser le déficit de paix qui manquait à la maison.

Enfant, j’observais beaucoup les adultes qui gravitaient autour de moi que ce soit dans ma famille, le voisinage ou à l’école. Les choses concrètes m’intéressaient et en grandissant, je suis devenu très bricoleur. A l’école et plus tard au lycée Michel Montaigne de Bordeaux, j’étais bon élève avec « peu de travail ». J’avais de bonnes dispositions pour la musique, aussi mes parents m’ont fait apprendre l’accordéon dont je joue quelquefois encore…Plus tard, j'ai pu aussi jouer du piano.

A 12 ans j’ai fait ma communion solennelle qui en fait a été ma dernière communion… Mes dispositions plutôt pratiques et techniques m’écartaient de plus en plus des choses spirituelles, et c’est avec une certaine fierté que plus tard, je déclarais ouvertement mon athéisme en "distribuant" assez souvent des blagues grivoises sur tout ce qui concernait Dieu.

Je dois toutefois reconnaître que lors de l’apprentissage du catéchisme, j’ai reçu des Pères Franciscains à Bègles (très ancienne banlieue communiste) un enseignement de qualité sur les évangiles, qui plus tard reviendra dans mon esprit…

Cependant, comme beaucoup je le pense, la nature m’interpellait en permanence…les couleurs et ses formes, la diversité des insectes et l’immensité de l’univers. Voilà, c’est tout ...rien sur la mort…peu sur la vie !

A l’adolescence, j’ai eu assez tôt le désir de réussir ma vie dans une perspective stable : un bon travail, une famille stable et "quelques" enfants. A l’époque c’était un projet tout à fait banal !

Jusqu’à 16/17 ans j’ai eu du mal à comprendre que pour avoir tout ça, il était préférable de bien travailler à l’école. Or, une crise de «flémingite aigue» m’avait déjà gagné et j’ai commencé à avoir des difficultés en seconde . Heureusement, je me suis réveillé et changé mon orientation scolaire en terminant mes études dans une voie plus technique qui m’a amené vers un BTS en électronique réussi en 1962 (année de sa création), ce qui à l’époque devait aboutir sur un très bon métier…

Voilà pour le cadre familial !

Après plusieurs années, travaillant en région parisienne à Malakoff chez THOMSON-CSF dans un laboratoire d'études sur les RADARs, j’ai été envoyé en déplacement pour une durée de 4 ans dans un Etablissement de Construction d'Armes Navales (ECAN de Ruelle 16600). J’ai ensuite rencontré ma femme que j’ai épousée en 1967 à Angoulême. J’avais 25 ans.

==> Là, je vais entamer la phase où sans m'en rendre compte, Dieu a commencé à me travailler le cœur…

Ma femme Claudine était enseignante, moi je bénéficiais de frais de déplacements très confortables qui «doublaient» mon mois de salaire, et nous avions à l’époque des revenus que peu de jeunes avaient.

Née dans une famille «catho» et pratiquante, Claudine avait cessé d’aller à la messe après notre mariage et je me rendais bien compte que mon athéisme ne l’y incitait pas beaucoup…

J’ai donc voulu faire un effort en lui disant que si j’avais cessé la pratique religieuse, je ne voulais pas être la cause d’un recul sur sa «faible foi»…

Donc, j’ai décidé de m'engager sérieusement à la recherche de la foi, et nous nous sommes mis à aller ensemble à la messe …

D’abord au Sacré Coeur à la périphérie d'Angoulême, où le milieu social me paraissait moins «mondain» qu’à la cathédrale ou à l’église Saint-Martial où nous nous étions mariés…

Là… , grosse déception car dans son homélie le prêtre recommandait à ses ouailles "de ne pas donner d’argent au clochard qui mendiait et se tenait à la porte de l’église car il utilisait l'argent pour boire"...

Pour moi cette recommandation qui visait peut-être la santé du mendiant m’a paru inconvenante de la part d’un "homme de Dieu"…J'ai toujours pensé qu'il ne fallait pas juger le malheureux qui tend la main. Buvait-il seulement ?

Une autre anecdote plus amusante et plus «interpellante» s’est passée dans une autre église.

Dans une nouvelle tentative, j’avais dit à mon épouse, nous allons aller dans une église de campagne…dans nos racines rurales…loin des « bourges » …peut-être trouverai-je la graine qui fera germer la foi ?!!

Et nous voilà parti pour Pâques 1967 à Tourtoirac en Dordogne, terre de mes ancêtres, dans une toute petite église de campagne.

Nous sommes arrivés comme de jeunes "citadins" dans cette église de campagne où chacun s'efforçait d'afficher une bonne tenue...

Donc arrivés environ ¼ d’heure avant la cérémonie, l’église se remplit peu à peu jusqu’au moment où peu de temps avant le commencement de la messe…UN CHIEN ENTRE DANS L’EGLISE …et ne veut plus en sortir !

Le problème c’est que ce chien complètement affolé allait de chaise en chaise pour trouver un peu d’affection…et en retour tout le monde lui mettait «son coup de pied" …pour qu’il s’en aille !

Même à l’égard d’un chien, cette attitude m’a fait de la peine, et j’ai formulé une prière vraiment sincère dans mon cœur : «Mon Dieu, si ces gens savaient combien moi-même je ne suis peut-être pas à tes yeux plus brillant que ce chien… mais si vraiment tu existes, fais que ce chien vienne vers moi ….et moi je ne lui ferai pas de mal...je te le promets..et même que personne ne pourra le faire sortir ! »

J’avais pris sans le savoir la position du « publicain qui se frappe la poitrine » (à lire dans l’évangile de Luc 18/13). Position qui ne manque pas de faire «descendre la bénédiction» de Dieu.

Vous pensez certainement que les animaux «ont le sens naturel» de ce que veulent les hommes à leur égard, mais toujours est-il que ce chien qui était loin, est rapidement venu vers moi et s’est couché sous ma chaise…

Les enfants de chœur sur les ordres du «curé fâché» sont venus me demander de le faire sortir…et moi de répondre «NON… il reste là à côté de moi et il est sage !!! ». C’est ainsi que la messe a pu commencer…

Durant l'office, lorsque le prêtre nous invitait à se lever, le chien mettait gentiment sa tête sur la chaise pour voir ce qui se passait…et lorsque je m’asseyais...il se remettait sous la chaise avec un regard reconnaissant... J’étais heureux.

Cette expérience m’a réellement interpellé et pour la première fois je considérais que Dieu avait répondu à ma prière avec en plus un pied de nez au formalisme religieux.

Puis un jour ma femme Claudine est devenue enceinte de notre premier fils.

Un soir alors qu’elle était partie se coucher se trouvant fatiguée, je me suis mis à réfléchir seul dans le canapé du salon sur le "parcours" que j’avais eu jusqu’à lors.

Je réalisais qu’à notre âge, peu de jeunes avaient la chance d’avoir ce que nous avions déjà et qui correspondait tout à fait à mes désirs d'enfance…Un foyer serein, une gentille épouse, des moyens assez conséquents pour subvenir à nos besoins…et bientôt notre premier enfant. Mais tout à coup, très brusquement ma réflexion a tourné «à la panique»…ou tout au moins à un fort moment de déstabilisation .

En effet, j’avais tout ce que je désirais...et cependant je ressentais un grand vide au fond de moi…et un vide qui m’a paru immense et jamais ressenti de la sorte auparavant ! « Mais comment, pensais-je en moi-même,…comment tant de personnes pensent qu’il suffit pour être heureux d’avoir une bonne santé, une bonne situation, un foyer agréable, une femme aimante, des enfants…et moi j’ai tout ça et je suis en train de réaliser que mon cœur est plus vide que jamais ?..» Comment est-ce possible de vivre un tel moment !

Et c’est alors…vous pouvez me croire…je ne rajoute rien à la vérité de ce qui s’est passé…une voix indescriptible, comme si ma conscience me parlait mais avec un relief et une présence qui m’a impressionné…(on peut dire que c’était comme si j’avais entendu de façon claire avec les « oreilles de mon cœur ») …cette voix m’a parlé en disant « Ce que tu viens de découvrir est juste... les choses et les réalisations de ce monde sont en effet comme la fumée autour des doigts du fumeur, on ne peut pas la retenir…et elle s’enfuie sans laisser de traces…Mais dans quelques jours tu vas apprendre une grande nouvelle qui va changer ta vie ! » ………………………….Terminé ! ( Précision : j'étais petit fumeur !.... Message parfaitement compris....)

Ce qui m’a le plus surpris, c’est que c’était «comme un dialogue avec quelqu’un»…mais avec qui ?...

Une grande joie s’est alors emparée de moi, car j’entrevoyais une nouvelle perspective pleine de promesses. Cette joie a duré quelques minutes, puis je suis allé me coucher.

La chose la plus extraordinaire, c’est que j’avais conscience qu’un moment très particulier venait de se passer mais je ne faisais aucun lien avec Dieu. Pour moi c’était une «extralucidité momentanée» qui venait de moi..et le Diable me l’a fait vite oublier !

Or, quelques jours plus tard peut-être 3 ou 4 jours , alors que je travaillais dans un labo d’électronique comme agent technique principal, un technicien en difficultés avec ses équipements m’appelle pour l’aider, ce que je m'efforce de faire avec une gentillesse qui semblait je dois le dire reconnue par tous. Je dépanne donc mon gas… et celui-ci se met à me dire : «Vous avez beaucoup de chance, car vous avez reçu beaucoup de talents et vous ne paraissez pas bien malheureux dans votre vie .. !!! mais cependant , il vous manque quelque chose …Hé quoi donc ? " lui répondis-je, très surpris par sa question qui me rappela à cet instant "une certaine soirée"...

LA FOI ..me dit-il !

"Oui d’accord c’est vrai , je n’ai pas la foi..mais comment la trouver ?"

EN LISANT LA BIBLE qu’il me répond...

Et c’est alors que j’ai pu faire immédiatement le lien avec ma soirée de réflexion dans mon canapé…J’ai compris que Dieu m’interpellait.

Les mots que j’ai écris en gras sont arrivés comme ça, très lourdement, sur ma tête ..c’est à dire avec beaucoup de force et de conviction. Le "choc" a été si fort, qu'avant de reprendre la conversation, j'ai dû aller m'asseoir sur un tabouret qui se trouvait à proximité de la table où reposaient tous les appareils électroniques...

Ce technicien qui était chrétien protestant pentecôtiste, m’a donc offert une bible que j’ai lue chez moi, avec beaucoup d’attention.

Le miracle pour moi s’est produit lorsque j’ai ouvert ce livre en commençant par les évangiles selon sa recommandation, et qu’à ma grande stupeur , tout ce que je lisais me paraissait vrai et recevable..Même la Vierge Marie « enceinte par la puissance du Saint-Esprit » ne m’a pas posé de problème.. !! Même chose avec les miracles de Jésus…Il avait Le Pouvoir Divin…Il Agissait !

C’est que le Saint-Esprit, la puissance "agissante" de Dieu, m’avait touché…et que je venais en fait de recevoir, dans le secret de ma chambre, la « Vraie Foi » que Dieu donne à ceux qui cherchent et qui sont sincères..Une foi qui ne demande pas d’effort et qui aide à comprendre les écritures sans « questionnement parasite du diable ».

Cette foi que j’ai reçue ce jour est restée intacte depuis plus de 49 ans maintenant !

Ensuite bien sûr, je continuais à lire la Bible seul et je comprenais tout ce que je lisais jusqu’au jour où j’ai eu quelques difficultés dans certains passages des épitres de St Paul.

Alors j’ai répondu à l’invitation de mon ami et j’ai commencé à assister à des réunions.

Au cours du mois de novembre 1968, je reçus le baptême par immersion et 7 mois plus tard, en prière dans une forêt… le baptême du Saint-Esprit (Actes 11/15-18).

Ensuite, pendant 32 ans je suis devenu un acteur reconnu par les différents mouvements protestants pentecôtistes et réformés évangéliques que nous avons fréquentés dans toutes les villes où nous avons vécu  en famille ...(Angoulême, Versailles et Toulouse). En tant que laïque et ancien, j’ai eu souvent l'occasion d'annoncer la Parole de Dieu en chaire, parfois devant de larges auditoires…et je m’efforçais chaque fois de rester précis et concret. J’ai eu dans diverses églises des responsabilités importantes au sein des conseils presbytéraux, où j'ai été forcé de constater que l’un des sujets qui revenait souvent était surtout "l’argent dans la caisse". C'est vrai qu'il en faut pour faire face aux nombreuses dépenses à honorer (salaire et voiture du pasteur, URSSAFF, aide missionnaire, Caisse de retraite, location ou achat de salles, entretien de locaux, frais de fonctionnement etc…).

Je me rendais bien compte que nos préoccupations nous plaçaient bien loin de celles de l’église primitive qui se réunissait simplement dans les maisons. Un minimum de frais de "fonctionnement" et une plus grande disponibilité pour des oeuvres simples...(Dès l'an 70, après le martyre d'Etienne, les chrétiens vont vivre en marge du judaïsme séparés/exclus des synagogues en se réunissant dans les maisons, et c'est sur ce mode jusqu'à l'aube l'aube du IVème siècle, que tout le bassin méditérannéen sera évangélisé. C'est vers cette époque que l'empereur Constantin en fera sa religion d'état au sein de l'empire romain, "recyclant sur ordre" tous les temples paganistes en lieux de culte chrétien...) La religion chrétienne est donc restée dans la sphère privée durant plus de trois cents ans, et s'est même fortement développée sous cette forme dans tout le bassin méditerranéen, avant de devenir la religion de l'état Romain qui a vu dans cette religion monothéiste, la possibilité de concentrer tous les pouvoirs sur un homme (temporel et spirituel)...

Mais revenons à notre sujet et en particulier sur la possibilité de pratiquer des oeuvres simples sans avoir à créer une "association culturelle" (Loi1901), séparant la vie chrétienne (Culte/foi).... des oeuvres de l'église (Culture/aide). En France, c'est en effet la loi de 1905 établie lors de la séparation de l'église et de l'état, qui interdit aux associations cultuelles (Les églises) de faire des oeuvres caritatives en lieu et place de l'Etat...C'est seulement au travers d'une association culturelle (loi 1901) que l'action caritative peut s'effectuer. Cette formule a certes des avantages pour les malheureux de la rue qui peuvent donc obtenir un soutien sans avoir à s'approcher d'une confession religieuse parfois envahissante... mais aussi des inconvénients sur le comportement des fidèles de l'église qui peuvent dans une certaine mesure voir leur zèle s'affaiblir, s'appuyant pour leurs oeuvres, sur "l'annexe caritative" de l'église. On peut le comprendre sachant que l'offrande recueillie au cours de la Sainte Cène suppose déjà un effort.

J'avais aussi remarqué il y a déjà quelques années que dans ce contexte organisationnel quasi-étatique de la charité, les fidèles en difficultés morale ou financière au sein de l'église locale, pouvaient passer inaperçus et se trouver délaissés n'étant pas dans une "misère visible" semblable à celles rencontrées parmi les "demandeurs" de l'association caritative...Bientôt va venir le temps où on leur demandera de changer de guichet...

Au sein d'une église locale, séparer ma foi de mes oeuvres en passant par une sorte de "sous-traitance" me gêne beaucoup et dans ma situation actuelle, elle ne font qu'un, et de préférence de façon directe... Dieu seul est juge (Mathieu 6/2-3). Ma contribution aux oeuvres caritatives nationales, locales, et de proximité n'est pas visible et je la règle selon ce que le Seigneur place sur mon coeur.

En 1997, dans le cadre de mon travail, je suis parti en Amérique du nord pour une mission d’un an.

J’ai visité à cette occasion des églises américaines et canadiennes. Et dans ces pays, j’ai pu voir des églises très rutilantes et organisées en véritables entreprises avec parfois de très lourds budgets...Je me suis interrogé sur la charge financière qui devait peser sur les fidèles pour entretenir un tel luxe…Cela finissait même par "monter à la tête" des pasteurs qui s'attribuaient sur les parking de l'église la mention "ONLY STAFF" ou "PASTOR SLOT" qui signifie "équipe dirigeante seulement" ou "parking réservé au pasteur"....C'est surtout dans les entreprises que ces mentions apparaissent pour accueillir les patrons.!! Comme si le pasteur et les anciens ne pouvaient pas se garer au mileu de leurs "brebis"...Faut pas s'étonner si certains préfèrent s'isoler !

On est encore loin de la simplicité des apôtre auxquels le Christ avait dit:

« Vous avez reçu gratuitement ...donnez gratuitement ! »

(La perspective d'une organisation cultuelle qui ne peut avancer qu'avec de forts moyens financiers est-elle vraiment l'Eglise de Jésus-Christ ?)

De retour en France j’ai fait part à mes frères du déploiement de moyens matériels que j'avais pu observer au sein de ces communautés devenues pour moi davantage des fonds de commerce que des lieux de culte...et je crois que mon discours n’a pas été bien compris…

Combien je regrette les réunions de maisons que j'avais eu auparavant dans un petit village de la Haute-Garonne durant plus de 12 ans, réunions dirigées par un ancien et rassemblant 1 fois par semaine 8 à 10 personnes...Nous y avions des études bibliques introduites par deux ou trois cantiques choisis par quelques-uns. La réunion se terminait vers 22h par un moment de prières...Nous étions réunis en cercle, les uns en face des autres et l'on pouvait voir la lumière de la foi "scintiller" dans le regard de chacun...

Chose bizarre, ces réunions ont ensuite été "prises en main" par un pasteur qui en a fixé la périodicité à 1 fois/mois pour les "éteindre" ensuite dans l'année qui a suivi, minimisant "l'extinction" en mettant en avant le fait qu'il était préférable que l'activité des chrétiens se déroule dans l'église et non pas à côté...Quel gâchis ! C'est semble-t-il un argument parfois avancé par certains pasteurs soucieux de leur notoriété par le "remplissage" de leur communauté...

Depuis l’année 2002 je suis en retraite en Charente-Maritime près de La Rochelle terre de mes ancêtres (côté maternel), et à la suite de quelques déceptions inutiles d'évoquer mais liées certainement à mon comportement "piétiste" allergique à toute centralisation... je n'ai plus fréquenté les églises "structurées" et j'ai orienté mon action vers la méditation de la Parole et la prière en donnant de temps en temps un coup de main d'ordre pratique, un courrier ou une exhortation à tous ceux que je croise à proximité du cercle de famille, voisins et amis !!

L'idée de créer un modeste site à l'attention des chrétiens isolés, qui souffrent parfois, m'a paru utile pour les encourager et les soutenir utilisant encore pour quelques temps ce puissant outil qu'est "internet" (nouvelle langue d'Esope, à bien utiliser !)...convaincu que les réunions de maisons devront se remettre en place et se développer dans les temps à venir. Ce sera peut-être un moyen pour continuer à se rassembler face à la crise profonde qui monte et qui est en train de mettre en grandes difficultés toute l'économie mondiale au profit de quelques richissimes...La situation géopolitique est telle que si rien den change, les trésoreries des gouvernements, des entreprises, des églises locales et des particuliers, actifs retraités et chômeurs vont devoir subir des restrictions encore jamais vues...Le financement d'une assemblée avec à la tête un pasteur et parfois deux... dans des bâtiments nécessitant de lourdes dépenses, va devenir très difficile à supporter par les fidèles, sauf dans quelques quartiers aisées...plus rares.

Cela signifie concrètement que dans une assemblée rassemblant les diverses couches sociales représentatives d'une ville, il faudra que l'effectif des fidèles dépasse 100 personnes pour pouvoir faire face à des dépenses qui devront rester modestes. En dessous de cet effectif ce sera un déficit permanent signalé par le trésorier membre du conseil presbytéral qui deviendra la préoccupation principale de ce lieu de culte.

Dans cette configuration...ou plutôt dans ce système, c'est 100 personnes ou rien qui détermine la présence des lieux de culte chrétiens sur le sol de notre pays...En dessous de ce chiffre, il peut exister des annexes pour assurer une aide complémentaire pour maintenir debout le "temple de pierres"...mais la fatigue et les limites des donateurs deviendront tôt ou tard le soucis des responsables du culte.

Un sursis, sur cette vision qui peut paraître pessimiste, est encore envisageable pour l'Alsace et la Moselle sous Concordat Napoléonien depuis 1801, et où les ministres du cultes des différentes religions sont encore à ce jour indemnisés par l'Etat français dans la catégorie "A" des fonctionnaires (Statut cadre). Mais pour combien de temps encore ?

Il est problable que seules les églises bâties sur le modèle "Méga-Church" avec un message basé sur la "prospérité" et la "réussite financière" proposée par des "charlatans",  pointant du doigt le "pècheur" qui traverse l'épreuve, comme "puni" par Dieu... seront en expansion et continueront à remplir les salles vers la route large et spacieuse qui mène à la perdition. Il suffit d'aller voir les vidéos des télévangélistes en vogue aux Etats-Unis...

"Nous vous prions, frères, de ne pas vous laisser facilement ébranler dans votre bon sens, et de ne pas vous laisser troubler, soit par quelque inspiration, soit par quelque parole, ou par quelque lettre qu'on dirait venir de nous, comme si le jour du Seigneur était déjà là. Que personne ne vous séduise d'aucune manière ; car il faut que l'apostasie soit arrivée auparavant, et qu'on ait vu paraître l'homme du péché, le fils de la perdition, l'adversaire qui s'élève au-dessus de tout ce qu'on appelle Dieu ou de ce qu'on adore, jusqu'à s'asseoir dans le temple de Dieu, se proclamant lui-même Dieu." (2Thess. 2/2-4)

En églises de maisons, cellules vivantes entrant elles-aussi dans l’Eglise de Jésus-Christ, l'activité sprituelle peut encore rester ouverte 7/7 jours et 24h/24 en étant abrité comme le petit poisson dans la fente du rocher même au jour de la tempête ! Que chacun soit rassuré dans cette configuration, l'ordre et l'attribution des rôles de chacun dans l''Eglise de Jésus-Christ donnée par l'Apôtre Paul (Eph.4/11) aura plus que jamais sa pertinence...anciens et pasteurs seront bien occupés ! L'expérience a déjà été validée largement, il y a près de 2 millénaires ! Donc levons nos têtes !

Les réunions de maisons peuvent offrir une passerelle et un relais à une carence que les responsables des églises des villes devront examiner, plutôt que de viser des "Méga-Church" à l'américaine...Les années de croissance des années 70...sont derrière nous ! Même les "grandes surfaces" ont compris cela et sont en train de reculer en réduisant la "voilure" , créant les toutes petites structures de "Citymarket", ou "Minimarket" ouvertes de 7h à 22h ...7jours/7, et qui ont beaucoup de succès d'ailleurs...!!!

Lire Luc 16/8 : "Le maître loua l'économe infidèle de ce qu'il avait agi prudemment. Car les enfants de ce siècle sont plus prudents à l'égard de leurs semblables que ne le sont les enfants de lumière."

C'est dans une nouvelle perspective, avec des groupes d'études bibliques et de prières que les réunions de maisons pourront reprendre de l'intérêt. En tout cas c'est là un objectif que je cherche à encourager. N'oublions pas qu'il a été confié à chacun au moins "un talent" qu'il nous faut valoriser !!

La proposition de ce site est d'aider les chrétiens qui sont isolés, peu importe aussi la raison.

A l'image du corps médical qui est aujourd'hui très bien implanté dans les grandes villes, il y a peu de généralistes désirant exercer dans les campagnes. C'est aussi le cas pour les lieux de culte protestants où la couverture est parfois très pauvre...Heureusement le Saint Esprit toujours à l'Oeuvre fait que la Foi est encore présente dans ces déserts. Chez nos frères catholiques, le problème existe aussi mais pour d'autres raisons. La différence est qu'ils bénéficient d'édifices entretenus par les collectivités locales, même dans les villages les plus reculés...mais les prêtres manquent ou sont débordés !! Dans mon village, j'ai présidé moi-même l'inhumation d'une vieille cousine "catholique sympathisante", le curé étant indisponible et l'église aussi ! De plus, on m'a fait gentiment remarquer en des termes courtois, que notre cousine qui n'était pas baptisée ne pouvait pas, sur la simple demande d'un proche, accéder au "club fermé des sauvés"...J'en ai conclu que ce prêtre excluait la possibilité de trouver la foi en chemin ...! En fait le baptême était pour lui comme une sorte de "tatouage" indélébile fait à la naissance...un peu comme on marque les viandes "aptes à la consommation" sur le marché de la Communauté Européenne... du Sigle CE...(ou peut-être pour d'autres, Catholique Enregistré !)

Les crématoriums et les funérariums offrent à tout public et toutes confessions des salles d'accueil très confortables aux familles et accompagnants ...Qu'on se le dise !

Voilà chers amis, vous connaissez maintenant le fond de mes réflexions et ce qu’il s’est passé entre moi et Dieu durant ces 49 dernières années ! Je vous ai aussi fait part de mes commentaires personnels, peut-être de façon un peu abrupte mais néanmoins très sincère et sans aucun détour...

En conclusion, je recommanderai à chacun de garder une pleine confiance en celui qui nous a sauvé, qui aime tous ses enfants attentifs à Sa Parole, réalisant avant tout que nous sommes tous des pècheurs limités et imparfaits. Il nous faut maintenir cette dépendance à Dieu dans notre vie pour pouvoir tenir debout et nous laisser pénétrer par Son Esprit, face aux difficultés à venir.

« Lorsque vous priez, ne rabâchez pas comme les païens » (Mathieu 6/7-15)

« Mais quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte, et prie ton Père qui est là dans le lieu secret; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra. » (Mathieu 6/6)

« Ceux qui me disent: Seigneur, Seigneur! n'entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. » ( Mathieu 7/21)

Bonnes méditations !

                                               Marc

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